Les variétés de koï se classent par groupes selon leurs couleurs, leur motif et leurs écailles. Le Gosanke réunit le Kohaku, le Sanke et le Showa. Une koï s’identifie vue de dessus : l’éclat métallique, les couleurs présentes et le noir sur la tête suffisent à orienter vers le bon groupe.
L’essentiel
- Le Sanke et le Showa portent les mêmes trois couleurs, et seul le noir sur la tête du Showa les départage.
- Doitsu et Ginrin désignent des types d’écailles qui s’ajoutent au nom d’une variété.
- Une photo de profil prise à travers une vitre trompe sur la répartition des couleurs.
- Le nom de variété fixe une catégorie de prix, pas le prix d’un poisson précis.
Périmètre Cette page aide l’acheteur à vérifier le nom de variété annoncé par un vendeur. Elle ne note pas la qualité d’un poisson, détaillée dans le guide pour juger la qualité d’une koï, ni son prix.
Comment les variétés de koï sont-elles classées ?
Une variété de koï se définit par ses couleurs, leur disposition et le type d’écailles du poisson. Les variétés proches sont réunies en groupes, sur le modèle des classifications des associations japonaises de nishikigoi, comme la Zen Nippon Airinkai (ZNA) et l’All Japan Nishikigoi Promotion Association, qui organise l’All Japan Nishikigoi Show.
Le référentiel du site décrit 12 variétés réparties en 7 groupes. Il ne prétend pas couvrir toutes les variétés existantes : il retient celles que l’on rencontre chez les vendeurs installés en France, et que le relevé de prix suit.
- Le groupe Gosanke réunit Kohaku, Sanke, Showa.
- Le groupe Utsurimono réunit Shiro Utsuri.
- Le groupe Bekko réunit Bekko.
- Le groupe Asagi / Shusui réunit Asagi, Shusui.
- Le groupe Kawarimono réunit Goshiki, Chagoi.
- Le groupe Hikarimono réunit Kujaku, Ogon.
- Le groupe Tancho réunit Tancho.
Comment regarder une koï pour l’identifier ?
Une koï se regarde de dessus, comme lors d’un jugement en koï show. C’est l’angle sous lequel le motif a été sélectionné, et celui sous lequel vous la verrez dans votre bassin. Une photo de profil, prise à travers la vitre d’un bac, trompe sur la répartition des couleurs.
Trois questions suffisent à orienter l’identification. Le corps a-t-il un éclat métallique uniforme ? Quelles couleurs porte-t-il, vu de dessus ? Y a-t-il du noir sur la tête ? L’arbre d’identification enchaîne ces questions dans le bon ordre.
Le vocabulaire japonais aide à décrire ce que l’on voit. Le shiroji désigne le blanc de fond, le hi le rouge, le sumi le noir, et le kiwa le bord d’une plaque de couleur. Le glossaire définit les autres termes.
Quels signes distinguent chaque variété ?
Le tableau croise, pour chaque variété du référentiel, son groupe, le premier signe de reconnaissance et les variétés avec lesquelles elle est le plus souvent confondue. La fiche de chaque variété détaille les autres signes, les critères de qualité et les défauts.
| Variété | Groupe | Premier signe de reconnaissance | Souvent confondue avec |
|---|---|---|---|
| Kohaku 紅白 | Gosanke | Un corps blanc (shiroji) portant uniquement du rouge (hi) : aucune tache noire. | Sanke, Showa |
| Sanke 三色 (Taisho Sanshoku) | Gosanke | Trois couleurs : blanc, rouge, noir. Le noir apparaît en taches isolées sur le corps. | Kohaku, Showa |
| Showa 昭和三色 (Showa Sanshoku) | Gosanke | Fond noir dominant, avec rouge et blanc posés par-dessus. | Sanke, Kohaku |
| Shiro Utsuri 白写り | Utsurimono | Corps noir avec des plages blanches (dans l’idée d’un damier irrégulier). | Showa |
| Bekko 別光 | Bekko | Shiro bekko : blanc et noir. Aka bekko : rouge et noir. Ki bekko : jaune et noir. | Sanke, Shiro Utsuri |
| Asagi 浅黄 | Asagi / Shusui | Dos bleu-gris avec un réseau de « mailles » sur les écailles. | Shusui |
| Shusui 秋翠 | Asagi / Shusui | Dos bleu avec une double rangée d’écailles bien visibles de chaque côté de la ligne dorsale. | Asagi |
| Goshiki 五色 | Kawarimono | Un fond bleu-gris réticulé (côté asagi). | Kohaku, Asagi |
| Kujaku 孔雀 | Hikarimono | Brillance métallique (hikari). | Goshiki |
| Ogon 黄金 | Hikarimono | Une seule couleur, métallique (platinum, yamabuki, orange). | Chagoi |
| Chagoi 茶鯉 | Kawarimono | Couleur unie, brun clair à brun-vert. | Ogon |
| Tancho 丹頂 | Tancho | Une seule tache rouge, ronde ou presque, sur la tête. | Kohaku |
Pourquoi le Gosanke concentre-t-il l’attention des acheteurs ?
Le Gosanke réunit trois variétés : le Kohaku, blanc et rouge, le Sanke, blanc, rouge et noir, et le Showa, à fond noir avec du rouge et du blanc. Ce sont les variétés de référence des koï shows.
Le Sanke et le Showa portent les mêmes trois couleurs, ce qui en fait la confusion la plus fréquente. Le critère qui les départage tient au noir sur la tête : le Showa en porte, le Sanke n’en porte pas. Le noir du Showa enveloppe le corps, celui du Sanke reste en taches posées sur le dos.
Le Kohaku paraît simple à reconnaître, mais il est réputé difficile à juger finement, parce que tout repose sur deux couleurs. Le blanc doit rester pur, le rouge dense et uniforme, et la limite entre les deux nette. Le guide pour juger la qualité d’une koï détaille ces critères.
Doitsu, Ginrin : qu’est-ce que ces termes changent ?
Doitsu et Ginrin ne sont pas des variétés, mais des types d’écailles qui s’ajoutent au nom d’une variété. Une koï doitsu a la peau lisse, ou des écailles limitées à des rangées le long du dos. Une koï ginrin porte des écailles à reflet brillant.
Le nom de variété reste donc le même : un Kohaku aux écailles brillantes se vend sous le nom de Ginrin Kohaku. Le Shusui fait exception apparente, puisqu’il s’agit de la forme doitsu de l’Asagi, devenue une variété à part entière dans les classifications.
Le Tancho suit une logique voisine. Il désigne une koï qui porte une seule tache rouge sur la tête, et s’applique à plusieurs variétés : Tancho Kohaku, Tancho Sanke. Vérifiez que la tache est unique, sans autre trace de rouge sur le corps.
Le nom de variété suffit-il à juger un prix ?
Non. La variété fixe une catégorie de prix, mais la qualité du poisson, sa taille, son âge et son origine font varier le prix à l’intérieur de cette catégorie. Deux Kohaku de même taille peuvent valoir des sommes très différentes.
La variété annoncée reste le premier point à vérifier, parce qu’une erreur de nom fausse toute comparaison. Une fois le nom confirmé, l’estimateur de prix donne la fourchette relevée pour cette variété, et le dossier prix d’une carpe koï explique les autres facteurs.
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