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Juger la qualité d’une koï : shiroji, hi, kiwa, carrure

Deux koï de la même variété, de la même taille, peuvent valoir 60 € ou 600 €. Ce qui change, c’est la qualité. Voici comment la juger toi-même, avec les mots que les vendeurs utilisent.

9 min de lecture Mis à jour le 20 janvier 2026 Sans publicité de vendeur
Juger la qualité d’une koï : shiroji, hi, kiwa, carrure : illustration
Photo : Pexels.

Le principe : quatre critères, dans cet ordre

Les juges japonais examinent la koï selon trois grands axes : la forme, la couleur et le motif. En pratique, un acheteur peut ramener cela à quatre éléments faciles à observer :

  1. Shiroji : le fond blanc.
  2. Hi : le rouge.
  3. Kiwa : la netteté des limites entre les couleurs.
  4. Carrure : la forme du corps.

Teste-toi avec la grille de qualité interactive : elle te fait noter chaque critère et compare le prix demandé au relevé.

Le shiroji : un blanc qui ne triche pas

Regarde le poisson de profil, puis de dessus, en plein jour. Le blanc doit être pur : sans voile grisâtre, sans nuance jaune. Observe particulièrement :

  • le dessous du ventre (visible quand le poisson tourne),
  • la base de la queue,
  • les joues et le tour des yeux.

Les taches sombres isolées (shimi) sont un défaut : elles ne disparaîtront pas avec la croissance.

Le hi : densité, uniformité, stabilité

Un beau rouge est dense (on ne voit pas la peau à travers), uniforme (pas de zones plus claires) et profond (ni orangé, ni rosé). Il doit couvrir l’écaille jusqu’à sa base : un rouge qui s’arrête au milieu de l’écaille se délave avec l’âge.

Piège : un rouge très vif chez un jeune poisson peut être poussé par l’alimentation. Demande depuis combien de temps le poisson est chez le vendeur et comment il est nourri.

Le kiwa : le contour qui fait la différence

Le kiwa est la netteté de la limite entre deux couleurs. Quand il est bon, le rouge paraît découpé au ciseau. Quand il est mauvais, le rouge « fond » sur le blanc.

Le sashi, lui, décrit le bord intérieur du motif : la façon dont le rouge entre dans l’écaille. Les deux se jugent ensemble, surtout à la queue du motif.

La carrure : une forme qui se voit de loin

La carrure est la forme générale du corps. Un poisson bien constitué présente :

  • des épaules larges et un dos épais,
  • un corps régulier, sans creux derrière la tête,
  • une tête proportionnée, pas trop longue,
  • une queue en harmonie avec le corps.

Regarde le poisson de dessus : une silhouette en « torpille », dense, est le signe d’une bonne lignée. Un poisson maigre ou tordu est à écarter, même avec une belle couleur.

Et la santé ? Elle passe avant tout

Un poisson parfait n’a aucune valeur s’il est malade. Vérifie :

  • La nage : régulière, sans frottement contre le bac, sans respiration rapide.
  • La peau : sans plaque blanche, sans pustule, sans filament.
  • Les nageoires : intactes, sans rougeurs ni effilochage.
  • L’appétit : demande à voir le poisson manger.

Pour la suite, lis le guide sur la quarantaine.

Questions fréquentes

Quel est le critère le plus important ?

La santé d’abord, puis la forme (carrure), car elle ne se corrige pas. La couleur et le motif font la valeur, mais évoluent avec l’âge.

Une koï très colorée est-elle forcément de qualité ?

Non. Une couleur forte peut être obtenue par l’alimentation, au détriment de la stabilité. Compare la densité, l’uniformité et le kiwa.

Peut-on bien juger une koï de moins d’un an ?

Mal. Avant deux ans, la couleur, le motif et la forme évoluent beaucoup. C’est un pari.

Passe de la théorie au prix réel.

Consulte le relevé trimestriel et compare avant d’acheter.

Relevé de prix