Glossaire

Le vocabulaire de la koï, sans jargon

Les termes que les vendeurs utilisent, traduits pour l’acheteur.

Carrure

La forme générale du corps : largeur des épaules, profondeur du dos, régularité du flanc, rapport tête/corps. Un poisson bien « carré » a un dos large, un corps dense, une queue proportionnée.

Doitsu

Koï sans écailles, ou avec seulement une ligne d’écailles le long du dos et de la ligne latérale. Issue d’un croisement avec la carpe miroir allemande.

Ginrin

Écailles aux reflets métalliques, qui scintillent comme du verre brisé. S’ajoute à n’importe quelle variété (ginrin kohaku, ginrin sanke…).

Gosanke

Les trois variétés « majeures » : kohaku, sanke et showa. Elles forment la base de la plupart des concours.

Hi

Le rouge (ou orange) d’une koï. Un bon hi est dense, uniforme et profond, il recouvre l’écaille jusqu’à sa base et reste stable avec l’âge.

Hikarimono

Famille des koï métalliques : ogon, kujaku, platinum, yamabuki… Leur couleur se juge à l’éclat, qui doit être uniforme.

KHV

Herpèsvirus de la carpe koï, virus grave et contagieux. Il se déclare surtout quand l’eau se situe entre environ 15 et 28 °C. C’est l’une des raisons d’être de la quarantaine.

Kawarimono

Famille des « autres » : koï qui ne rentrent dans aucune catégorie principale (chagoi, goshiki, kumonryu…).

Kiwa

La netteté de la limite d’un motif, par exemple entre le rouge et le blanc. Un kiwa net dessine un motif « découpé » ; un kiwa flou donne une impression de fondu.

Menkaburi

Rouge couvrant toute la tête, y compris le museau. Selon la variété et le goût de l’acheteur, c’est un trait recherché ou un défaut.

Nisai

Koï de deux ans (environ 25 à 40 cm). Les défauts et les qualités commencent à se stabiliser, ce qui rend le choix plus sûr que sur un tosai.

Quarantaine

Période d’isolement d’un poisson nouvellement acheté, dans un bac séparé du bassin, pour détecter et traiter d’éventuelles maladies avant l’introduction. En pratique, comptez au minimum 3 à 4 semaines.

Sansai

Koï de trois ans (environ 35 à 55 cm). On juge déjà la forme adulte et la qualité du motif.

Sashi

Le bord intérieur d’un motif, là où le hi s’arrête sur l’écaille. Un sashi régulier donne au rouge un effet de relief, un sashi mal défini lui donne un aspect brouillé.

Shimi

Petites taches sombres ou grises sur le blanc ou le rouge. C’est un défaut, qui ne disparaît en général pas avec l’âge.

Shiroji

Le fond blanc d’une koï (kohaku, sanke, showa…). On le juge à sa pureté : blanc franc, sans voile gris, jaune ou rosé, y compris sous le ventre et autour des yeux.

Sumi

Le noir. Il apparaît en taches sur le sanke, en fond sur le showa et l’utsuri. Un bon sumi est profond, brillant, sans reflet gris.

Tancho

Une unique tache rouge, ronde, sur la tête. Le mot décrit un trait de motif : il peut s’ajouter à un kohaku, un sanke ou un showa.

Tategoi

Koï sélectionnée pour son potentiel de croissance. Le mot désigne un poisson d’avenir, déjà passé par plusieurs tris.

Tosai

Koï de l’année, moins d’un an. Elle mesure en général entre 10 et 20 cm. Son potentiel est incertain : une petite partie seulement atteindra le niveau « sélection ».

Tosai de sélection

Jeune koï déjà triée par l’éleveur sur ses qualités de base. Elle coûte plus cher qu’un tosai « tout venant » mais réduit l’aléa.

Utsurimono

Koï à fond noir marqué de blanc, de rouge ou de jaune (shiro utsuri, hi utsuri, ki utsuri).

Pour appliquer ces termes : juger la qualité d’une koï et la grille de qualité.