
La méthode en 4 questions
Aucune mémorisation de noms japonais n’est nécessaire pour commencer. Pose-toi ces quatre questions, dans cet ordre.
- Le poisson a-t-il des écailles métalliques ? Si oui, c’est un hikarimono (ogon, kujaku…). Sinon, passe à la question suivante.
- Quelles sont les couleurs de base ? Blanc + rouge = kohaku. Blanc + rouge + noir = sanke ou showa. Noir + blanc = shiro utsuri. Bleu-gris = asagi ou shusui.
- Où est le noir ? Sur le corps seulement : sanke. Sur la tête aussi, avec un fond noir : showa.
- Y a-t-il des écailles partout ? Si le corps est lisse ou n’a qu’une ligne d’écailles sur le dos, la koï est doitsu.
À retenir : les trois variétés qui se confondent le plus sont le kohaku, le sanke et le showa. La clé est toujours la même : le noir et sa position.
Les grandes familles à connaître
Gosanke : kohaku, sanke, showa
Ce sont les trois variétés qui structurent le monde de la koï. La majorité des poissons de concours en font partie. Leur base commune est le rouge (hi) sur un fond blanc ou noir.
Utsurimono et bekko : le noir graphique
Le shiro utsuri est noir avec des plages blanches. Le bekko est un fond uni (blanc, rouge, jaune) tacheté de noir. Dans les deux cas, il n’y a pas de rouge sur le poisson blanc et noir.
Asagi, shusui, goshiki : le bleu
Le dos de ces poissons est bleu-gris, avec des écailles « en filet ». Le rouge n’apparaît que sur les flancs et les joues. Le goshiki est un croisement plus sombre, avec davantage de rouge et de blanc.
Hikarimono : le métal
Ogon, kujaku, platinum, yamabuki. Leur éclat change en fonction de la lumière : regarde-les toujours en plein jour.
Kawarimono : tout le reste
Le chagoi brun, le karasu noir à ventre blanc, le kumonryu… Une catégorie de « variétés à part », souvent très appréciée pour leur caractère.
Les confusions fréquentes
- Sanke ou showa ? Du noir sur la tête et à la base des pectorales ? C’est un showa.
- Kohaku ou tancho kohaku ? Le tancho ne porte qu’une seule tache ronde rouge, sur la tête, et rien sur le corps.
- Asagi ou shusui ? Les deux sont bleus. L’asagi a des écailles partout ; le shusui est lisse avec une double rangée d’écailles sur le dos.
- Ogon ou chagoi ? Le premier est métallique, le second est brun et mat.
Pour vérifier une identification, ouvre les fiches du référentiel. Chaque fiche liste les signes qui permettent de confirmer la variété.
Une koï change avec l’âge
Un jeune sanke peut perdre ses taches noires puis les retrouver. Un showa peut gagner du blanc. Un kohaku peut voir son rouge s’épaissir ou se décolorer. Avant deux ans, la variété est parfois encore incertaine.
Demande toujours l’âge du poisson, son origine (éleveur) et, si possible, une photo à d’autres stades. Pour un premier achat, privilégie un poisson de deux ans, dont les contours sont déjà lisibles.
Questions fréquentes
Peut-on identifier une variété sur photo ?
Oui pour une identification de base, à condition d’avoir une photo en plein jour, de dessus et de profil. Pour juger la qualité, rien ne remplace de voir le poisson.
Quelle variété choisir pour une première koï ?
Un kohaku, un ogon, un goshiki ou un shusui : ces variétés sont robustes et lisibles. Évite d’acheter une variété difficile (tancho, showa) sans avoir comparé plusieurs poissons.
Un « sanke » sans noir est-il un kohaku ?
Peut-être : certains sanke sont vendus jeunes avant l’apparition du sumi. Demande la lignée et sois clair sur ce que tu paies.