
Les sept facteurs du prix
- La variété. Un ogon coûte en général moins cher qu’un kohaku, qui coûte moins qu’un tancho de qualité. Voir le référentiel des variétés.
- La qualité. Shiroji, hi, kiwa, carrure : c’est le facteur qui fait le plus varier le prix pour une variété et une taille données.
- La taille. Le prix augmente plus vite que la taille. Passer de 30 à 50 cm peut multiplier le tarif par trois à quatre, car un grand poisson de qualité est rare.
- L’âge et le potentiel. Un jeune poisson à fort potentiel (tategoi) vaut plus qu’un poisson moyen du même âge.
- L’éleveur. Les grands noms japonais sont connus pour leurs lignées. Leurs poissons se vendent plus cher que ceux d’un éleveur inconnu, à qualité apparente égale.
- L’origine et l’importation. Un koï importé du Japon supporte le transport aérien, le fret, la quarantaine et les contrôles. Un koï élevé en France ou en Europe évite une partie de ces coûts.
- Le vendeur. Marge, quarantaine, garantie, conseil : un revendeur qui fait une quarantaine soignée ne vend pas au même prix qu’un vendeur sans structure.
Comment lire un tarif
Avant de comparer deux prix, compare deux poissons. Pose-toi ces questions :
- Même variété, même taille, même âge ?
- Même origine (Japon, Europe, France) ?
- Même niveau de qualité (courante ou sélection) ?
- La quarantaine est-elle incluse ?
- Y a-t-il une garantie de reprise ?
C’est exactement pour cela que le relevé de prix sépare les lignes par variété, taille, origine et niveau de qualité : un prix moyen tous poissons confondus ne dit rien.
Pourquoi le prix grimpe avec la taille
Sur 100 jeunes koï d’une portée, seule une petite minorité atteint un niveau « sélection » à deux ans. À trois ans, il en reste encore moins. Un éleveur doit nourrir, héberger et trier tout au long de cette période. Le prix du grand poisson intègre le coût de tous ceux qui ont été écartés.
Pour l’acheteur : le meilleur rapport qualité/prix se trouve souvent sur les poissons de 25 à 40 cm, déjà triés, mais pas encore au tarif des grands sujets.
Trois pièges de prix à éviter
- Le « prix de lot ». Un poisson présenté comme issu d’un « lot » de sélection n’est pas forcément un poisson de sélection : demande à voir l’individu.
- La promotion sur un poisson invendu. Un poisson qui reste des mois dans un bac de vente a peut-être un défaut non visible ou une santé fragile.
- Le prix trop bas pour la variété. Un « tancho kohaku » à 40 € n’est vraisemblablement pas un tancho de qualité.
Questions fréquentes
Pourquoi les prix varient-ils autant d’un vendeur à l’autre ?
Parce que les poissons ne sont pas comparables : qualité, origine, quarantaine et garanties diffèrent. Le relevé trimestriel compare des lignes équivalentes pour isoler l’écart réel.
Les prix des koï suivent-ils les saisons ?
Oui, en partie : l’offre est plus abondante au printemps et en début d’été, saison d’achat. C’est une des raisons pour lesquelles le relevé est trimestriel et daté.
Un koï importé est-il toujours plus cher ?
En général oui, à qualité apparente égale, à cause du transport et de la quarantaine. Mais il offre souvent une plus grande profondeur de choix.